Les droits humains des femmes

Human Rights of Women

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Les droits des femmes et des filles sont des droits humains. Ils couvrent tous les aspects de la vie —santé, éducation, participation politique, bien-être économique, absence de violence, parmi beaucoup d’autres. Les femmes et les filles doivent pouvoir bénéficier du plein exercice de tous leurs droits humains dans l’égalité et d’être à l’abri de toutes les formes de discrimination – cette dimension est fondamentale pour assurer des droits humains, la paix et la sécurité, et un développement durable.

La Déclaration et le Programme d’action de Beijing confirment que la protection et la promotion des droits humains incombent aux gouvernements et qu’il s’agit de considérations essentielles dans le travail des Nations Unies. Le Programme d’action donne un ancrage solide à la réalisation de l’égalité des sexes dans le cadre des droits humains et établit clairement la responsabilité des États dans l’accomplissement des engagements pris.

La Charte des Nations Unies garantit l’égalité des droits des femmes et des hommes. Tous les instruments internationaux relatifs aux droits humains prévoient l’élimination de la discrimination fondée sur le sexe. Presque tous les pays ont ratifié la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDEF), qui est décrite comme la charte internationale des droits des femmes.

Pourtant, des lacunes profondes et des violations graves perdurent dans chaque région du monde aujourd’hui, et les progrès à ce sujet ont été excessivement lents, particulièrement pour les femmes et les filles les plus marginalisées. La discrimination dans la législation persiste dans beaucoup de pays. Les femmes ne participent pas aux affaires politiques sur un pied d’égalité avec les hommes. Elles sont confrontées à une discrimination flagrante sur les marchés du travail et en matière d’accès aux ressources économiques. Les nombreuses formes de violence directement infligées aux femmes et aux filles les privent de leurs droits et, trop souvent, de leur vie. Dans certaines régions, les niveaux de mortalité maternelle atteignent des niveaux inacceptables. Les tâches familiales non rémunérées continuent de limiter les femmes dans l’exercice de leurs droits.

La protection des droits des femmes et des filles doit être incorporée dans les lois et les politiques nationales, comme elle est solidement ancrée dans les normes internationales relatives aux droits humains. Il est également important de mettre en œuvre des lois permettant un accès immédiat aux tribunaux et assurant des audiences équitables. Les femmes et les filles doivent connaître leurs droits et disposer des moyens pour les revendiquer. Les comportements et les stéréotypes sociaux qui érodent l’égalité des sexes doivent être remis en question et changés.

Grâce à la Déclaration et au Programme d’action de Beijing, 189 États membres des Nations Unies ont convenu de prendre des mesures couvrant tous ces aspects. La Déclaration s’engage fermement à respecter l’égalité des droits des femmes et à mettre fin à la discrimination. Le Programme intègre les droits humains des femmes parmi ses 12 principaux sujets de préoccupation.  Il spécifie les étapes nécessaires pour une mise en œuvre complète de tous les instruments relatifs aux droits humains, en particulier la CEDEF, pour assurer l’égalité et l’absence de discrimination, en vertu de la loi et dans la pratique, et afin de promouvoir les connaissances juridiques. La réalisation des droits humains des femmes est essentielle pour accomplir des progrès dans tous les sujets de préoccupation du Programme d’action.

Près de 20 ans plus tard, ces promesses n’ont été que partiellement honorées. Les droits humains des femmes et des filles bénéficient d’une compréhension et d’une promotion bien plus vastes, mais il faut que ce soit une réalité pour toutes les femmes et toutes les filles. Aucune discrimination. Aucune violation. Aucune exception.

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Faits en bref

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… raconte

Zeid Ra’ad Al Hussein – Solidaire avec les courageuses défenseuses et courageux défenseurs des droits humains des femmes

Zeid Ra’ad Al Hussein
Photo: Le HCDH

Zeid Ra’ad Al Hussein est le Haut Commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme, et il possède une vaste expérience en matière de diplomatie internationale et de protection des droits humains. Il a été le premier président de l’Assemblée des États Parties au Statut de Rome du Tribunal pénal international, et il est un ancien président du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Dans cet article, il présente les accomplissements et les écarts dans la garantie de droits égaux pour toutes et tous, et il souligne le rôle important et le courage des défenseuses et défenseurs des droits humains des femmes, ainsi que les défis auxquels elles et ils sont confrontés. Le HCDH va lancer une nouvelle campagne à l’occasion de la Journée des droits de l’homme, le 10 décembre 2014, pour renforcer la reconnaissance des défenseuses et défenseurs des droits humains.

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Les choix de la rédaction :

« Nous devons faire de l’année prochaine une grande année pour la transformation »

HR Editor's Picks UN Women CEDAW
Photo: UN Women/Ryan Brown

Pays : France
Organisation : ONU Femmes

Membre du Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDEF) depuis 2008, Nicole Ameline en est devenue la présidente en 2013. Elle est députée à l’Assemblée nationale française, et a été, parmi les nombreuses fonctions qu’elle a exercées, ministre de la Parité et de l’Égalité professionnelle. Elle siège également en France à la Commission nationale consultative des droits de l’homme, ainsi qu’à la Commission des affaires étrangères. Elle parle à ONU Femmes du rôle de la Convention CEDEF et du Programme d’action de Beijing, à l’approche du 20e anniversaire de celui-ci.

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Mettre fin à l'impunité pour feminicide à travers l’Amérique latine

Editors Picks HR OHCHR
Photo utilisée avec l’aimable permission de Denis Bocquet via Flickr

Pays : America Latin
Organisation : Le HCDH, ONU Femmes

Plus de 65 000 femmes et filles sont assassinées tous les ans. Une augmentation des taux de violence contre les femmes a été rapportée à travers l’Amérique latine, due en particulier au crime organisé, à la traite d'êtres humains, au trafic de la drogue et à la prolifération d'armes légères. Pour réagir contre cette situation, le Bureau des Nations Unies pour les droits de l'homme et ONU Femmes ont élaboré un modèle de protocole capable de servir aux investigations dans les cas d'homicides de femmes en Amérique latine. [en anglais]

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En Palestine, des procureures et procureurs spécialisés garantissent l’accès des femmes à la justice

Editors Picks HR UNW Palestine
Photo: ONU Femmes/Ventura Formicone

Pays : Palestine
Organisation : ONU Femmes

ONU Femmes collabore avec le ministère public en Palestine en vue de l’adoption d’une approche axée sur les droits fondamentaux pour le traitement des affaires de violence domestique et de violence basée sur le genre, grâce à la formation de procureures et procureurs généraux conformément aux normes internationales et supporter l’élaboration de procédures opérationnelles spéciales.

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Les femmes d’Amak : Rendre justice aux victimes des violences sexistes vivant dans les régions rurales

Editor's Picks HR Amak
Photo: UNFPA/Oscar Duarte

Pays : Nicaragua
Organisation : UNFPA, UNICEF, PNUD, OIM, Secrétariat pour le développement de la côte caraïbe, Gouvernement du Nicaragua

Avec l'appui de la Cour suprême et du Système juridique des Indigènes, un programme conjoint des Nations Unies a procuré une formation à des juges communautaires, mieux connus sous le nom de ‘wihtas’, afin de prévenir et de résoudre les conflits dans des régions rurales éloignées où des systèmes judiciaires sont quasiment inexistants. Ce programme apporte la justice aux femmes indigènes des régions rurales en les aidant à s'élever contre la violence. [en anglais]

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Afrique du Sud – de l'état de victime à l'état de conquérant

Pays : Afrique du Sud
Organisation : UNTV, ONU Femmes

En Afrique du Sud, - pays souvent considéré comme la capitale mondiale du crime et du viol – un groupe de femmes est particulièrement exposé aux risques : les lesbiennes. Ces dernières sont de plus en plus la cible de crimes particulièrement odieux : viols « curatifs » ou « correctifs », par lesquels les auteurs estiment pouvoir changer leur orientation sexuelle. Nous nous sommes rendus en Afrique du Sud pour rencontrer plusieurs rescapées, qui s’expriment pour dénoncer la violence et la discrimination sexuelles. [en anglais]

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Combattre les esprits, pour défendre et protéger

Editors Picks HR Monica Paulus
Photo: UN Women/Vlad Sokhin

Pays : Papouasie-Nouvelle-Guinée
Organisation : ONU Femmes

Les accusations de sorcellerie sont répandues dans les communautés des collines de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Il est souvent cru lors de décès ou de maladies, de vols ou d'accidents, que la cause en est la sorcellerie, le rôle du méchant étant le plus souvent mis sur le dos d'une femme. Monica Paulus, défenseuse des droits de l'être humain, protège de nombreuses femmes ainsi accusées à tort. Sans peur, déterminée et au franc-parler, elle sauve des femmes et des jeunes filles accusées de sorcellerie, en en protégeant un grand nombre de punitions violentes ou de la mort.

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