Du local à l’international

Teresa Oleszczuk, militante des droits de la femme, a participé à la Conférence de Beijing de 1995. Elle est l’une des fondatrices de la Fondation La Strada contre la traite des êtres humains et l’esclavage, une organisation qui lutte contre la traite des êtres humains en Pologne et dans plusieurs pays d’Europe.

Date : lundi 15 septembre 2014

Ma participation à la Conférence de Beijing en 1995 a été le couronnement d’un travail certes long et acharné, mais immensément satisfaisant, que j’ai effectué des mois avant l’événement.

Beijing what Teresa Oleszczuk-Poland
Photo utilisée avec l’aimable permission de Teresa Oleszczuk

J’ai eu la chance d’avoir été choisie pour participer à la rédaction du rapport national des ONG et de la conférence nationale pour la Pologne. Nous avons pu nous rendre compte qu’il s’agissait d’un moment crucial pour l’intégration des groupes de femmes. Les questions soulevées dans le rapport par les femmes, citoyennes de ma mère patrie, m’ont incité à porter mon regard au-delà de ma ville, et de commencer à analyser la situation telle qu’elle se présentait dans un cadre national, et même mondial. Les défis que les femmes doivent affronter pour faire du monde un endroit plus juste – que cette perspective internationale, que je découvrais, permet d’entrevoir – sont universels.

Pendant la Conférence de Beijing, je me suis particulièrement intéressée au sujet de la traite des êtres humains. Peu de temps avant le départ pour Beijing, j’avais initié un programme de lutte contre la traite des femmes en Pologne. En 1993, dans le cadre d’une collaboration avec des organisations des Pays-Bas, nous avons élaboré un plan d’action européen pour éliminer ce phénomène. J’ai été impliquée dans la mise sur pied de La Strada – la fondation qui a vu le jour en Pologne et en Ukraine grâce à ce programme. 

J’ai quitté La Strada avec le sentiment d’une mission bien accomplie, celle d’avoir convaincu les politiciens et les médias de prendre vraiment au sérieux la question de l’esclavage des femmes qui se pratique en Pologne et en Europe. Après le démarrage de la fondation, je suis revenu à mon précédent emploi de conceptrice graphique pour l’un des plus grands magazines hebdomadaires polonais.

Je continue cependant de tirer profit d’autres instruments de droit civil. Ainsi, je participe avec fierté et satisfaction à chaque édition de la Manifa, la Marche de solidarité des femmes, ainsi qu’à la Parade de l’égalité qui, d’année en année, attire des foules toujours plus nombreuses.

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