Les femmes et la pauvreté

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Ces dernières années ont connu des succès historiques dans la réduction du nombre de personnes pauvres, ce qui rend possible la fin de l’extrême pauvreté dans la génération à venir. Cela exige d’éliminer les multiples causes profondes de l’appauvrissement. Une de ces causes les plus profondes est la discrimination basée sur le genre, qui impose aux femmes un fardeau disproportionné.

Lorsqu’une femme est pauvre, ses droits ne sont pas protégés. Elle se heurte à des obstacles qui peuvent être extrêmement difficiles à surmonter. Il en résulte des privations pour elle-même et des pertes pour la société et l’économie dans leur ensemble, car il est bien connu que la productivité des femmes constitue l’un des plus grands moteurs du dynamisme économique.

Bien que les hommes comme les femmes souffrent de la pauvreté, la discrimination basée sur le genre fait que les femmes ont bien moins de ressources pour y faire face. Elles ont plus de risques d’être les dernières à manger et moins de chances d’accéder aux soins de santé, et elles sont très souvent emprisonnées dans des tâches domestiques non rémunérées qui leur prennent beaucoup de temps. Les possibilités qu’elles ont de travailler ou de monter des entreprises sont plus limitées. Une éducation adéquate leur est parfois hors de portée. Certaines d’entre elles se retrouvent contraintes à se soumettre à l’exploitation sexuelle pour s’aider à lutter pour survivre.

Et alors que les femmes dans leur ensemble n’ont pas encore obtenu l’égalité en matière de participation à la vie politique, celles qui se trouvent en situation de pauvreté sont encore plus marginalisées. Leur voix est rarement entendue, par exemple, dans les décisions sur la gestion de l’économie ou dans la répartition des profits et des coûts.

La Déclaration et le Programme d’action de Beijing, adoptés en 1995 par 189 États membres, reflètent l’urgence suscitée par la situation des femmes et par la pauvreté en en faisant le premier de 12 domaines de préoccupations majeures. Les actions entreprises dans l’un ou l’autre de ces domaines, que ce soit dans l’éducation, l’environnement ou autre, aident les femmes à améliorer leur sort. Mais les mesures visant à réduire la pauvreté des femmes sont elles aussi cruciales.

Les gouvernements ont accepté de changer de politique économique afin d’offrir davantage d’opportunités pour les femmes, d’améliorer les lois pour faire respecter les droits économiques et de renforcer l’accès au crédit. Ils se sont engagés à recueillir une meilleure information pour déterminer de quelle façon la pauvreté touche les femmes différemment, car il est essentiel de connaître un problème pour pouvoir le résoudre.

Depuis Beijing, de gros progrès ont été accomplis dans ces domaines. Mais il reste beaucoup à faire. Il ne sera possible de mettre fin à l’extrême pauvreté qu’en y associant pleinement les femmes et en respectant leurs droits – et ce à toutes les étapes du processus.

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Faits en bref

Infographic: Poverty

Sources: Statistiques sanitaires mondiales, OMS, 2014; The Global Findex Database: Women and Financial Inclusion, The World Bank, Bill & Melinda Gates Foundation, 2013.

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… raconte

Professeur Muhammad Yunus – Les femmes sont au centre de notre activité économique

Yunus

C’est le Professeur Muhammad Yunus qui a mis sur pied la Banque Grameen au Bangladesh. Son but consistait à aider les personnes sans grands moyens à sortir de la pauvreté en leur consentant des prêts sans garantie, afin de les soutenir dans leurs activités génératrices de revenus. En commençant par des prêts d’un faible montant que le Professeur Yunus a accordés à titre personnel à des vannières démunies du Bangladesh au milieu des années 1970, la Banque Grameen s’est développée et est devenue une institution de pointe au sein d’un mouvement mondial en plein essor orienté vers l’éradication de la pauvreté à travers l’octroi de microcrédits. La Banque Grameen compte actuellement 8,4 millions emprunteuses et emprunteurs, dont 97 pour cent sont des femmes, et elle a accordé à ce jour des prêts pour un montant total dépassant 8,4 milliards de dollars US, avec des taux de remboursement proches de 100 pour cent. Le Professeur Yunus est le récipiendaire de 112 prix, y compris le Prix mondial de l’alimentation, Prix de Sydney pour la paix et le Prix Séoul de la paix. Il a reçu le Prix Nobel de la paix en 2006 et la Médaille de la liberté de la part du Président Obama en 2009.

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Les choix de la rédaction :

« J’ai pu acheter un matelas et souscrire une assurance santé pour moi et ma famille » – agricultrice rwandaise

UN Women
Photo: ONU Femmes/Stephanie Oula

Pays : Rwanda
Organisation : ONU Femmes

En six mois d’école pratique d’agriculture, des agricultrices et agriculteurs ont suivi une formation sur la nutrition, les techniques agricoles modernes et ont pu développer des compétences commerciales tout en créant des coopératives et des groupements d’épargne.

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Equateur: une famille de réfugiés retrouve de l’espoir

WFP
Photo: PMA/Gabriela Malo

Pays : Equateur
Organisation : Programme Alimentaire Mondial

L’Equateur accueille le plus grand nombre de réfugiés dans l’hémisphère occidental. La plupart comme Carmen et sa famille viennent de la Colombie et luttent pour joindre les deux bouts. Le PAM travaille avec d’autres agences des Nations Unies et les autorités locales pour les soutenir.

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Les premières coopératives de femmes transforment les vies et les terres en Haute-Égypte

UN Women
Photo: ONU Femmes/Fatima Yassin

Pays : Égypte
Organisation : ONU Femmes, PNUD, ONUDI, OIT

Une coopérative d’élevage de bétail à Louxor a permis d’assurer des emplois et des conditions de travail acceptables, dans lesquelles les 26 femmes gagnent un salaire et sont les principales décisionnaires sur les terres et la répartition du travail.

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Des clubs d’écoute communautaires pour l’autonomisation des femmes et des hommes en milieu rural

FAO
Photo: Christiane Monsieur

Région : l’Afrique
Organisation : FAO

Les clubs d’écoute communautaires sont des groupes de femmes, d’hommes et de jeunes rurales qui se réunissent régulièrement pour débattre des problèmes et défis qui se posent en matière de développement, et pour trouver des solutions ensemble. Travaillant avec des stations de radio communautaires, elles et ils produisent des émissions interactives pour améliorer la connaissance et la compréhension de questions importantes pour vaincre la pauvreté.

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